Une « ville neuve » née dans la tourmente du Moyen Âge
Aux origines, Montbéliard se dresse comme une modeste bourgade gauloise, puis gallo-romaine. C’est autour de l’an mille que son destin s’accélère, sous l’égide des seigneurs de Montbéliard qui font bâtir une première motte castrale sur le promontoire dominant la Lizaine. Ce site privilégié s’imposera bientôt comme un lieu frontière entre Franche-Comté et Alsace.
Au XII et XIII siècles, le castrum s’entoure de murailles, tandis qu’une « ville neuve » se développe en contrebas, tracée au cordeau selon un plan typique des fondations médiévales : rues parallèles, parcelles régulières, système de fossés et de portes fortifiées. Mais c’est à la fin du Moyen Âge, sous l’impulsion de la famille de Wurtemberg, que Montbéliard prend véritablement son visage défensif. Devenu un comté allié au Saint-Empire, Montbéliard doit composer avec les appétits des ducs de Bourgogne et du royaume de France. Le mur fortifie, rassure, mais scelle aussi une différence culturelle et politique durable.